Visite de l’Opéra Garnier

Un attentat contre Napoléon III, un incendie… l’ancienne salle d’opéra Le Peletier est condamnée à fermer : on décide de la construction d’une  nouvelle salle grandiose dans un quartier plus dégagé et sûr.

C’est Charles Garnier gagne le concours d’architectes en 1861 pour le réaliser. Il y mettra tout son talent et toute son énergie pour créer une véritable féerie pour les spectateurs. Achevé en 1875, le projet est tellement réussi que l’on faisait salle comble non pas pour les opéras joués, mais pour admirer le bâtiment ! Mais les dernières tribulations politiques et le changement de régime priveront Garnier de toute reconnaissance officielle…on lui fera payer sa loge le jour de  l’inauguration de son chef-d’œuvre. 

Evoluer dans l’Opéra Garnier, c’est entrer progressivement dans un monde lyrique et féérique, dans « le pays des fées » selon Voltaire qui définissait ainsi l’opéra. Garnier concevait ses bâtiments comme un corps humain : le squelette de fer et de pierre devait ainsi être paré tel une belle dame, maquillé, coiffé : mosaïques, peintures, dorures et sculptures foisonnent pour le sublimer. 

Aux merveilles du décor se mêlent aussi des légendes bien connues, tels que celle sur un fameux lac souterrain, et bien entendu la légende du pianiste Ernest qui a inspiré à Gaston Leroux son fameux Fantôme de l’Opéra ! 

Notre parcours : depuis la rotonde des abonnés, le visiteur emprunte le Grand escalier menant au décor somptueux de Garnier : peintures, et surtout mosaïques parant les murs des avant-foyer et foyer étincellent… aussi une loggia donnant sur la place de l’Opéra, les Salons du Soleil et de la Lune, le salon du Glacier, la bibliothèque-musée et les loges enveloppent le cœur de l’édifice : la salle de spectacle avec le magnifique plafond de Chagall.

Crédits photos : Emilie Robaldo